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Mouvement Authentique (2)

Voici le deuxième article, écrit quelques mois plus tard…

 

« J’en suis à la moitié de ma formation, 3 modules vécus sur les 6 prévus.

 

Je suis impressionnée de voir comment ces sessions de formation s’inscrivent dans une continuité par rapport à ma vie, à mon chemin d’évolution. Comme si l’Univers faisait en sorte, après chaque module, de m’offrir un maximum d’opportunités pour mettre en pratique et approfondir les prises de conscience atteintes.

 

Après avoir découvert les origines et les fondements de la pratique lors du premier stage (suite auquel j’avais écrit un premier article) , nous avons exploré le thème de « l’espace » lors du second stage.

 

Mon espace, l’espace de l’autre, mes différents espaces intérieurs, les différents espaces extérieurs dans lesquels je m’inscris, les espaces à l’intérieur du corps. Un voyage passionnant dans l’embryologie m’a permis de comprendre comment nos premiers espaces (en nous et autour de nous) se mettent en place, créant ainsi la base, les fondations de nos espaces futurs.Ce fut des expériences sensorielles très fortes pour moi.

 

Nous avons ensuite exploré le concept de l’ombre et le processus de projection lors du troisième stage.(A ce propos je vous conseille l’excellent petit livre de Jean Monbourquette : « Apprivoiser son ombre »).

 

Recréer des espaces libres dans mon corps pouvait alors permettre à mes « zones d’ombre » d’émerger librement, sans avoir à aller « creuser » dans quoi que ce soit, et donc permettre, laisser faire au lieu de faire.

 

Ce second module m’a permis de sentir vraiment combien il est important que chacun s’approprie son expérience, et que les projections (voir quelque chose chez l’autre, penser comprendre quelque chose dans l’expérience de l’autre) sont TOUJOURS un cadeau, une magnifique opportunité de découvrir des facettes cachées, non dévoilées, non exprimées de moi-même. La petite phrase magique que j’ai retenue pour m’aider dans cette démarche : quand quelque chose me touche, positivement ou négativement, toujours me demander « En quoi est-ce que cela me concerne? ».

 

Donc dans la pratique du mouvement authentique, en tant que témoin je peux, après que le « bougeur » ait restitué son expérience avec des mots, faire à mon tour un retour verbal de ce que j’ai vu, mais en n’oubliant jamais que je parle de MA propre expérience et que je ne suis pas en train d’interpréter l’expérience du « bougeur » dans le but de lui apporter des clés ou des explications. Ce qui n’empêche pas, bien sûr, que ma vision de témoin peut résonner chez le « bougeur », mais celui-ci est alors libre de cueillir dans ce qu’il entend ce qui résonne chez lui, ce qui lui parle.

 

En tant que témoin, en m’appropriant totalement MON expérience de témoin je peux découvrir, grâce au « bougeur », qui me sert alors de miroir, des facettes de moi inexplorées.

 

Le prochain module sera sur le thème des polarités. Mais c’est dès le troisième module que ce thème a commencé à se faire palpable pour moi, car me réapproprier et réintégrer mes zones d’ombre revient pour moi à rétablir l’équilibre de mes polarités, retrouver en moi les deux facettes de chaque « pièce » qui me constitue, pour aller vers mon intégrité, mon« entièreté ». J’ai aussi commencé il y a plusieurs mois déjà un chemin de guérison du masculin en moi, chemin qui se fait petit à petit, étape par étape, et que le mouvement authentique m’aide à continuer.

Et lors de ma dernière pratique cette semaine, j’ai vu émerger en moi, des thèmes et des sensations « doubles », percevant en même temps deux aspects opposés d’un état, d’une sensation, d’une image, autant en étant « bougeur » que « témoin », c’était très fort comme expérience.

 

Pour finir, ce que j’aime par dessus tout avec le mouvement authentique, c’est la douceur avec laquelle tous ces processus en moi se déroulent, à mon rythme, dans le respect de ce qui est prêt à émerger, de ce que je suis prête à voir, à intégrer. Pas de forcing, pas de travail, juste le plaisir de la pratique (remettre chaque particule de mon corps en mouvement) et l’accueil bienveillant de ce qui émerge. »

 

 

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Mouvement Authentique (1)

J’avais envie de partager à nouveau avec vous ces deux articles écrits en 2012 lors de ma formation au Mouvement Authentique, l’outil central que j’utilise dans mes stages à thème.

Voici le premier.

« Me voilà de retour après une première semaine de formation au « Mouvement Authentique », débordante d’énergie, de joie, d’enthousiasme!

Mais, vous demandez-vous, qu’est-ce que le Mouvement Authentique??

Je vais donc essayer de vous expliquer, ou plutôt de vous partager la compréhension que j’en ai au jour d’aujourd’hui, sachant que cette compréhension va sans aucun doute évoluer au fil de ma pratique.

Le Mouvement Authentique, c’est avant tout une pratique. Pour découvrir ce qu’est le mouvement Authentique, il faut le pratiquer. Ce qui peut être « expliqué » c’est le cadre posé dans lequel la pratique se fait.

Dans la pratique du Mouvement Authentique, il y a deux rôles à expérimenter : être en mouvement, et être témoin d’une personne en mouvement.

Donc le Mouvement authentique se pratique au moins à deux.

La personne qui est en mouvement, l’est pour une durée déterminée définie à l’avance (10 minutes, 15 minutes…). Pendant cette durée, le témoin regarde, silencieux, dans l’accueil de ce qu’il voit, sans jugement aucun.

La personne en mouvement laisse son corps se mettre en mouvement en gardant les yeux fermés, sauf si elle doit faire un mouvement vif, ample, ou un déplacement, auquel cas elle ouvre les yeux juste ce qu’il faut pour ne pas se blesser ou blesser quelqu’un autour (surtout dans la pratique en groupe).

Le témoin est aussi en observation de ce qui se passe en lui lorsqu’il est témoin de l’autre personne (et je vous assure que ce n’est pas juste rester immobile en attendant que ça passe!!).

La personne en mouvement accueille et laisse faire les mouvements que son corps a envie de faire, sans recherche d’aucun but. Et elle est en même temps en observation de ce qui naît de son corps, de ce qu’elle est en train de vivre.

A la fin du temps auparavant défini, la personne en mouvement va essayer de retranscrire son expérience avec des mots, soit en écrivant, soit en parlant au témoin, soit en dessinant. Si c’est en parlant au témoin, celui-ci accueille les mots tout comme il a accueilli les mouvements, en silence, dans une écoute bienveillante, sans commentaire aucun.

Par cet aller retour répétitif entre le mouvement et la conscience, le pratiquant peut, petit à petit, développer son témoin intérieur, cet observateur qui nous permet de prendre du recul dans une situation, de nous détacher un peu de la situation pour juste observer et accueillir ce que l’on est en train de vivre et être plus à même de poser ensuite un acte juste, une parole appropriée, au lieu d’être dans la réactivité.

La pratique du Mouvement Authentique remet inévitablement en mouvement chaque parcelle de notre corps et tout ce qui y est figé, tout ce qu’on a retenu, planqué, refoulé, mais sans au départ chercher à aller faire sortir quoi que ce soit. Il y a juste une remise en mouvement, et un accueil inconditionnel bienveillant de ce qui en découle. La pratique du Mouvement Authentique se fait dans la douceur et le respect de chacun, dans l’Amour de soi et de tous.

Je vais pour l’instant pratiquer, encore et encore, mais suis déjà très enthousiaste à l’idée d’accompagner un groupe dans cette pratique lorsque je m’en sentirai prête, lorsque l’évidence sera là. »

(La suite ici )

 

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