Une danse pour sortir de la fatigue chronique…

une danse pour sortir de la fatigue chronique

…ou comment la danse m’a sauvée

 

Aujourd’hui, je souhaite vous faire part de mon expérience, de mes douleurs et de mes joies. À travers ces moments-clé de ma vie, j’ai pu prendre conscience de ce qui n’allait pas et mettre en place une approche – la Danse Reconnective – comme remède au syndrome de fatigue chronique. Grâce à ce vécu, je vous propose un accompagnement personnalisé pour vous aider à vous retrouver. Mais avant de vous expliquer en quoi il consiste, retour sur les faits…

 

La fatigue chronique, un élément constitutif de la danse?

 

J’ai longtemps évité de regarder mon histoire sous l’angle de la fatigue et de la maladie. Je ne voulais retenir de mon parcours que du positif. Et pourtant, la fatigue était un thème récurrent de mon histoire jusqu’à peu.
Fatigue chronique, épuisement, burn-out… les mots n’ont jamais été “posés” officiellement.

Adolescente déjà je demandais souvent à ma mère : “Dis Maman, pourquoi je suis toujours fatiguée ?…” Elle n’en savait rien, me disait que c’était comme ça, qu’il fallait faire avec.
Aucune raison médicale apparente…Pourtant, de “petits” maux, banals en apparence, faisaient partie de mon quotidien : rhumes à répétition, maux de ventre…

Quand j’en parlais à mon entourage, on me répondait souvent que c’était “normal” avec tout ce que je faisais : gymnastique et danse plusieurs heures par semaine en plus du collège, puis du lycée.

Certes. Mais en même temps ces activités me faisaient du bien, me nourrissaient, me donnaient de l’énergie d’une certaine façon sans que je comprenne exactement ni comment, ni pourquoi.

On me répondait la même chose lorsque j’étais en formation professionnelle pour devenir professeur de danse : “C’est normal avec toute la danse que tu fais!”

Je voyais mes copines sortir et s’amuser le soir et le weekend. Moi, je rentrais, je mangeais et je me couchais. La routine. Enfin plutôt MA routine pour avoir ma dose nécessaire de sommeil : 10 heures minimum, 11 ou 12 le plus souvent. Et j’avais besoin de mettre mon réveil deux heures avant le premier cours du matin pour avoir le temps de bien réveiller mon corps.
Je ne comptais plus les blessures musculaires régulières (courbatures, tendinites, claquages…) et un dos douloureux que je remettais fréquemment entre les mains d’un ostéopathe pour pouvoir continuer.

Continuer à quoi ? Continuer à violenter mon corps pour atteindre les résultats attendus? Il fallait toujours plus de force, plus de souplesse, plus d’amplitude articulaire. Je vivais le quotidien de beaucoup de danseurs. Et pourtant, c’était ma passion de la danse qui me donnait la force d’avancer. Drôle de paradoxe !

 

La mal-a-dit, ou quand le corps crie pour être entendu

 

Diplôme en poche, j’ai commencé à enseigner. J’ai adoré mon travail. J’étais payée pour danser et faire danser : le rêve! Mais malheureusement cela m’a valu rapidement un atterrissage aux urgences. Malaise, épuisement total, et pourtant : “Rentrez chez vous et reposez-vous madame, tous vos examens sont normaux!”…

Un problème de rhinite allergique avait complètement envahi ma vie : je devais prendre des antihistaminiques quotidiennement, quasiment toute l’année. Un problème d’inflammation des intestins me valait des crises douloureuses chaque matin. Mes rhumes et “mots” de ventre étaient devenus des “mal-a-dit” chroniques invalidantes.

Mais il était pour moi hors de question d’arrêter la danse. Elle continuait à me procurer un bien-être inexplicable et vital. La danse me gardait en lien avec mon corps. Malgré cette intime conviction, je devais trouver une alternative.

Faire parler le corps avec la kinésiologie

C’est à cette époque, il y a de ça presque 20 ans, que j’ai découvert que l’on pouvait se soigner “autrement”. Qu’il existait des approches alternatives, comme la kinésiologie, qui permettaient d’aller écouter et décrypter ce que le corps tentait de communiquer à sa façon.
Une aide salutaire qui a amorcé le déclin de mes symptômes allergiques et intestinaux.
J’ai découvert alors que le corps avait un langage bien à lui, que chaque maladie/“mal-a-dit” était une métaphore, qu’une approche symbolique des maux/mots me donnait accès aux messages de mon corps. Mon besoin de sens était énorme. J’avais besoin de comprendre.

 

Une pause salutaire…

 

Au bout de 7 années d’enseignement et après une année de travail intensif dans une troupe de danse qui m’a fait toucher mes limites physiques, j’ai tout arrêté. Ce que je faisais ne me nourrissait plus comme au début. Je n’en tirais plus cette satisfaction qui me faisait tenir debout. Il me manquait des éléments, mais lesquels?

J’ai eu 3 enfants. Leur accompagnement quotidien a été pour moi l’occasion de mieux comprendre l’humain. J’ai étudié, exploré, mis en pratique tout un tas de choses qui m’ont permis de voir ce que peut être un humain sous les couches sociales et éducatives, ce que peut être un humain qu’on laisse se développer avec les compétences que la nature a prévu pour lui.

…pour une renaissance

Durant ces années, on me demandait souvent “Mais quand même, la danse ne te manque pas?”. Oui, elle me manquait. Mais je n’étais pas prête à recommencer à enseigner. Je voulais le faire différemment, avec une autre approche.

J’ai continué à pratiquer un peu pour moi : un cours par ci, un stage par là. Inutile de préciser qu’avec 1, puis 2, puis 3 enfants la fatigue faisait plus que jamais partie de ma vie!

J’ai surtout profité de cette période pour explorer mes zones d’ombre grâce, entre autres, à la kinésiologie. Une technique permettant d’aller questionner mon corps pour mettre en lumière et guérir ses souffrances. Une technique à laquelle je continue encore à faire appel ponctuellement quand j’en ai besoin.

Dix ans plus tard, ma rencontre avec une pratique extraordinaire a fait basculer ma vie : le Mouvement Authentique.

 

Le mouvement authentique : une danse qui raconte

 

Bien que le mouvement authentique ne soit pas à proprement parler de la danse, sa pratique m’a permis de retrouver la danse en moi, de retrouver enfin le goût de danser.

À l’opposé de tous les cours de danse que j’avais suivi, je goûtais à un espace où tout mouvement qui émerge du corps est accueilli et célébré comme parfait. Plus de modèle à imiter, plus de forme à reproduire, plus de contorsions pour entrer dans un moule pré-établi. Juste se laisser être, soi-même, libre, avec ses capacités et ses limites du moment.

J’ai exploré aussi d’autres chemins dansés comme la biodanza, la danse des 5 rythmes ou encore les danses de la paix. Pour mon plus grand plaisir, la notion de contrainte technique en était absente. Mais ça n’allait pas encore assez loin à mon goût dans les profondeurs de l’être. Le fait que le mouvement authentique se pratique dans le silence et les yeux fermés me donnait un accès plus profond et plus direct à moi-même.

Le Mouvement Authentique a été une clé déterminante de la reconnexion à mon corps. Je fais encore régulièrement appel à lui quand j’ai besoin d’aller écouter mon corps en profondeur sans passer par le mental.

 

Du mouvement authentique à la Danse Reconnective

 

La danse était revenue en moi. L’envie de partager et transmettre à nouveau. Le mouvement authentique reste une pratique très codifiée, que je n’oserai jamais transformer tant elle est puissante. Il reste un des mes “outils” les plus précieux.
Mais j’ai ressenti ensuite le besoin de l’inscrire dans une pratique plus large, dans laquelle je pouvais introduire le fruit de toutes mes expériences, de tous mes apprentissages sur l’humain et son fonctionnement, tant sur le plan physique, qu’émotionnel et spirituel. Une pratique de la danse qui permet de sortir de cet état de stress, de fatigue et de lourdeur pour aller vers plus de légèreté, de liberté, de plaisir et de créativité. Pour retrouver l’énergie de danser sa vie!

Les termes “Danse Reconnective” sont ceux qui me sont venus comme une évidence :

Danser pour se reconnecter à soi. L’histoire de ma vie.

Une pratique de danse libre dans la forme mais guidée dans l’intention, basée sur la simplicité et l’expérimentation corporelle, et enrichie de nombreux outils que j’ai moi-même expérimentés :

  • le mouvement authentique bien sûr,
  • la relaxation,
  • la méditation,
  • la visualisation,
  • l’auto-massage,
  • la symbolique du corps et des maladies,
  • Les énergies cycliques de la femme (formation auprès de Miranda Gray)
  • la communication non-violente (reconnaissance de nos besoins et accueil de nos émotions)
  • le reiki (pratique énergétique japonaise, que j’enseigne sur demande)…

… et bien d’autres encore.

À partir de là, quoi de plus cohérent que d’accompagner les autres à partir de qui je suis, de mon histoire, de mes richesses ?

Quoi de plus cohérent que d’accompagner les personnes qui peuvent se reconnaître en moi : des femmes sensibles et déterminées, fatiguées d’être fatiguées, et qui veulent que ça change, que leur vie change. Des femmes qui veulent apprendre à danser leur vie!

Aujourd’hui on utilise les termes burn-out et reconversion, c’est du pareil au même, juste une question de vocabulaire finalement pour mettre des mots sur ce mal qui nous ronge.

 

Un besoin de sens finalement assouvi…

 

Aujourd’hui je comprends.
Je comprends cette attraction irrésistible pour la danse malgré les souffrances engendrées.
Je comprends pourquoi mon corps avait choisi ce langage pour m’atteindre, pour ne pas me perdre. Parce que c’est un langage qui résonne avec la danse spontanée et naturelle de l’enfance. Un langage dont mon corps avait la mémoire, comme celui de la plupart d’entre nous d’ailleurs.

Je comprends toutes ces épreuves qui m’ont permis d’aller explorer de nombreuses approches, pratiques, techniques, et ainsi d’enrichir mon expérience pour la transmettre aujourd’hui.

La danse m’a permis de garder le lien avec ma joie de vivre malgré toutes les épreuves et de ne pas oublier que le corps peut être source de grande joie quand il est écouté et entendu, et quand il peut s’exprimer librement.

Les épreuves m’ont poussé à me questionner, à chercher, à essayer, à aller au delà de mes croyances et de mes conditionnements.

…et une invitation

Aujourd’hui dans mes stages et ateliers le plaisir est un indicateur essentiel. Danser en se laissant guider par le corps, pour aller vers le mouvement qui donne du plaisir, du bien-être, de la joie.

J’ai à cœur d’offrir ces espaces d’accompagnement aux femmes qui pensent qu’elles ne savent pas danser, à celles qui pensent qu’elle sont trop fatiguées, à celles qui croient que ce n’est plus de leur âge, celles qui n’arrivent pas à prendre du temps de qualité pour elles.
Celles qui pourtant sont si fatiguées et voudraient tellement voir leur vie changer.

À vous, Mesdames, soyez les bienvenues dans mon programme d’accompagnement ou dans mes stages, venez vous reconnecter à votre corps pour retrouver la joie de danser votre vie!

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Anne-Rose Lovink

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